C’était lundi, 16 heures tapantes. L'heure où le soleil de plomb crache postillons enflamés sur le bitume. C’est là que Lalie Gali a déboulé. Ouais, "la" Lalie, la grande prêtresse, l'instigatrice en chef de ces fameux « plans à 3 de Lalie » qui ont secoué les ondes de Radio Localitiz pendant quelques temps (14 ou 15 émissions d'après elle) de pure folie orgasmique et hertzienne.
La fille n’est pas venue pour négocier. Elle a littéralement braqué le studio de FMR. Piratage total. Elle a annexé la console, envoyé chier le protocole, et je vais vous dire un truc : elle n’a même pas daigné me demander mon putain d’avis pour la programmation musicale. Et c'est tant mieux ! Parce que pendant que la bande passante cramait, elle balançait ses histoires, brutes de décoffrage, sur ses connexions cosmiques avec la faune locale des musiciens toulousains. Des types qui transpirent la musique et la sueur : "Cactus", "Gai Pêcheur", "Ravelin", et la faune du "Bistrot Ducoin". De la vraie vie, pas de la soupe pour charts lyophilisée.
Le truc absolument dingue avec cette nana, c'est l'énergie. Elle avait les doigts cassés — ouais, vous avez bien lu, des putains de phalanges en vrac — mais sa générosité et sa vivacité survoltée ont encore tout défoncé sur leur passage. Une tornade.
On a tenu une heure. Une heure trop courte, un hold-up temporel frustrant au possible. Du coup, comme on est complètement accrocs et passablement masochistes, on s’est dit qu’on ne pouvait pas en rester là. À partir de la rentrée, on remet le couvert. On va industrialiser le chaos, de manière régulière.
En attendant que le monde explose, voilà le deal : cliquez sur le lien, subissez, et kiffez ce podcast totalement fun, débridé, injecté à l'adrénaline pure, concocté par Lalie et votre humble hôte (qui essaie encore de s'en remettre). Lisez pas le mode d'emploi, y en a pas. Regardez les tympans droits dans les yeux et montez le volume.


