Fuzzorama — Saison 2, Épisode 1 (ou Session 21 pour les maniaques des archives)
Regardez-moi cette tranche de bouille innocentée sur papier glacé. Il est pas mignon, ce petit Anglais, dernier de la portée Richards à sa rentrée des classes en 1951 ?
Spoiler alert : l’institution scolaire n’a absolument rien pigé à son cas, et c’est tant mieux. Le gamin n’est pas devenu un brave fonctionnaire de Sa Majesté, mais un pistolet du Riff, flanqué d’une plume trempée dans l’acide et de quelques hectolitres de pur génie. À cette époque, il ne se doutait pas encore des démons qui allaient lui dévorer les entrailles, et il n'avait pas encore croisé ce cher Michael Philip sur un quai de gare avec des disques de Chess Records sous le bras.
Alors voilà, c’est la rentrée. La canicule nous cramponne le gosier, le RN et la vermine brune grignotent chaque jour un peu plus notre espace vital avec leurs gros brodequins (avec bracelet électronique) puants, et les réseaux sociaux sont devenus un cloaque quotidien où la bêtise humaine rivalise avec la métastase.
Mais fermez la fenêtre, coupez le flux, et respirez un coup. On pose le diamant sur le sillon et on balance ce que 2026 a pondu de plus vénéneux, de plus brut et de plus pur en matière de psychédélisme. Preuve par le son et par la fureur que tout n’est pas complètement à jeter dans cette putain d’année.
Montez le volume jusqu’à ce que ça saigne.


