"Free you rmind and your ass will follow"

Écouter George Clinton et sa galaxie P-Funk — Funkadelic, Parliament, les Bridezilla du groove spatial —, c'est pas juste se trémousser du fessier, c’est se prendre un coup de pied cosmique en pleine face. Clinton a pris le psychédélisme, la soul, le bruit et la fureur pour les catapulter sur la Lune à bord d'un vaisseau-mère déjanté, métamorphosant la crise identitaire noire en une fête intergalactique sans concession.
C'est du funk carnivore, politique et sauvage, une contre-attaque tribale où l'humour ravageur sert de blindage contre la brutalité du monde réel.
Quand il décrète Chocolate City, il réclame la réappropriation brute et légitime des mégapoles américaines par la communauté noire, traçant un territoire d'émancipation sans demander la permission à quiconque.
Et lorsqu'il balance son Paint the White House Black, il ne fait pas dans la dentelle métaphorique : il repeint le pouvoir central aux couleurs de la rue, pulvérise les codes suprémacistes et transforme le temple blanc de Washington en dancefloor militant. Un bordel héroïque, sale, jubilatoire et furieusement politique.

Là j'me dis qu'1h seulement c'était pas sufisant, j'en referais une !